Modèle Anniversaire
Édition Collector
Idéal : pour un hommage élégant : 50, 60, 70 ans et plus, départ à la retraite.
- Un numéro collector au chic intemporel
- Une vie racontée comme celle d'une grande personnalité
- Idéal pour réunir les souvenirs de toute la famille
- Grand portrait · ExclusifN°40 · 14 novembre 2026 · Tirage uniqueil était une foisLes mains qui ont accueilli mille huit cents bébésFille de garagiste devenue sage-femme, Saumuroise adoptée par Nantes, elle fête ses quarante ans avec la même énergie qu’au premier jour. Récit d’une vocation, d’une famille et d’un rire qu’on entend de loin.
Il est 3 h 12, une nuit de mars 2011, quand Sophie Marchal accueille son tout premier bébé. Il s’appelle Lucas, il pèse 3,2 kilos et il proteste à pleins poumons. Elle sourit derrière son masque. Quinze ans et plus de mille huit cents naissances plus tard, elle raconte encore ce moment avec la même lumière dans les yeux.
Rien ne la prédestinait pourtant à la salle d’accouchement. À Saumur, son père, Alain, tenait le garage de la rue d’Orléans ; sa mère, Brigitte, enseignait les mathématiques. La petite Sophie démontait des carburateurs le mercredi et récitait des fables le samedi. C’est à quinze ans, en assistant à la naissance de sa cousine Clara, qu’elle a compris : « Je voulais être là, à ce moment précis où tout commence. »
«Je voulais être là, à ce moment précis où tout commence. Quinze ans après, je ressens toujours le même vertige.Les études sont longues, les gardes plus encore. Elle tient grâce à trois piliers : Nadia, l’amie de toujours, le fondant au chocolat de sa grand-mère Josette et une capacité hors norme à rire de tout, surtout à quatre heures du matin.
Puis il y a Marc, rencontré en 2009 au mariage d’une cousine. Il était le DJ ; elle a réclamé cinq fois la même chanson. Il a fini par la passer, puis par l’épouser. Jules arrive en 2013, Rose en 2016, et la maison nantaise devient ce joyeux quartier général où l’on refait le monde autour d’une table trop petite.
Ceux qui la connaissent parlent tous de la même chose : sa présence. Une façon d’écouter vraiment, de poser une main sur une épaule au bon moment. À quarante ans, Sophie n’a rien perdu de son feu. Elle a seulement appris, dit-elle, « à garder un peu de douceur pour elle aussi ».
SOPHIEÉdition collector6Le grand récit
- Le grand entretien exclusifN°40 · 14 novembre 2026 · Tirage uniqueentre nous« Je n’ai jamais réussi un créneau du premier coup »Entre deux gardes et une baignade à 11 degrés, Sophie nous a reçus dans sa cuisine, un thé à la main et un fou rire au bord des lèvres. Elle a accepté de répondre à tout. Presque tout. Rencontre avec une femme qui ne triche jamais.Quarante ans, ça fait quoi ? Vous vous sentez plus sage, plus libre, ou simplement un peu plus fatiguée ?Plus libre, sans hésiter. À vingt ans, je voulais que tout le monde m’aime. À trente, je voulais tout réussir en même temps. À quarante, je veux juste les gens que j’aime autour d’une grande table, un bon gâteau et le droit de chanter faux sans être filmée. Ce qui, visiblement, est encore trop demander.Votre métier consiste à accueillir des bébés. Qu’est-ce qu’il vous a appris sur la vie, au fond ?Que tout le monde arrive de la même façon : nu, un peu fâché et absolument parfait. Ça remet les choses à leur place. J’ai appris la patience, aussi, et l’humilité : la nature décide, nous, on accompagne. Et j’ai appris qu’un « merci » murmuré à quatre heures du matin vaut toutes les médailles du monde.On dit que vous vous baignez dans l’Atlantique en plein hiver. Pourquoi infliger cela à votre pauvre corps ?Parce que pendant trente secondes, on ne pense à rien d’autre qu’à respirer. C’est la meilleure méditation du monde, et elle est gratuite. Avec les Mouettes givrées, mon club de Pornic, on y va tous les dimanches, même en janvier. Après, le chocolat chaud a le goût du paradis.Marc affirme que vous avez réclamé cinq fois la même chanson le soir de votre rencontre. Vous confirmez ?Je confirme, et je ne regrette rien : il a fini par la passer, et j’ai gagné un mari au passage. Aujourd’hui encore, quand elle passe à la radio, on monte le son et les enfants lèvent les yeux au ciel. C’est un peu notre hymne national, avec la même fausse note au refrain.Si vous pouviez glisser un seul conseil à l’oreille de la Sophie de vingt ans, lequel serait-ce ?Dors. Sérieusement, dors tant que tu peux. Et arrête de t’excuser d’être sensible : c’est ta plus grande force, pas un défaut. Les gens qui pleurent aux mariages, aux naissances et devant les publicités de Noël sont aussi ceux qui consolent le mieux. Ah, et apprends le créneau, ça finira par compter.Et pour les quarante prochaines années, qu’est-ce qui figure tout en haut de votre liste ?Voir Jules et Rose devenir les adultes qu’ils ont envie d’être. Traverser la baie de Pornic à la nage. Apprendre l’italien pour de vrai, pas seulement les noms de pâtes. Partir au Japon avec Marc. Et faire le fondant de Mamie Jo pour mes petits-enfants, si un jour ils me laissent la cuisine.SOPHIEÉdition collector9
L'interview
- L'albumN°40 · 14 novembre 2026 · Tirage uniquesouvenirs sucrésLes archives : l’album des grandes heuresRetrouvées au fond des tiroirs, des téléphones et des boîtes à chaussures, voici les images qui racontent mieux que les mots quarante ans de fêtes et de fous rires.La fameuse soirée paillettes de 2016 : on en retrouve encore dans le canapé du salon.Inès, sa filleule, fête ses 21 ans. Sophie a gonflé tous les ballons et perdu sa voix.Le toast de minuit : douze verres levés, une seule chanson et aucune note juste.Jules a voulu compter les bougies du gâteau, puis il a renoncé vers la vingt-troisième.Le bal de l’été 2012, à Pornic : la robe tourne encore dans toutes les mémoires.Le fondant de Mamie Jo, version quarante ans : la recette secrète a encore frappé.SOPHIEÉdition collector12
L'album